Peinture entre 1850 et 1945

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Achille Lauge. - Le Neo-impressionnisme Dans La Lumiere Du Sud.

9789461617552

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34,60 €

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Année de parution
Nombre de pages 144
Format 24 x 28,8 cm
Photos Oui
dont couleurs Oui
Reliure Broché
Langue Français
ISBN 9789461617552
Editeur Snoeck

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Catalogue de l'exposition de la Fondation de l'Hermitage (Suisse) du 24 juin au 30 octobre 2022

De par sa sensibilité exceptionnelle, cet artiste rayonne essentiellement dans la région de Carcassonne. Laugé fascine par son parcours solitaire au sein du mouvement néo- impressionniste. 

Pourtant issu d'une famille paysanne, Laugé abandonne ses études de pharmacie et s'inscrit à l'Ecole des beaux-arts de Toulouse. Il y fait la connaissance d'Antoine Bourdelle, avant de poursuivre son apprentissage à Paris et de partager l'atelier d'Aristide Maillol. En 1886, au Salon des Indépendants, Laugé découvre le tableau manifeste de Georges Seurat, Un dimanche après-midi à l'Ile de la Grande-Jatte: c'est pour lui une véritable révélation.


De retour à Carcassonne en 1890, Laugé se convertit à la couleur pure divisée. Seul devant l'éblouissante lumière méridionale, Laugé s'approprie, au gré de nombreuses expérimentations, la théorie des couleurs de Seurat et de Signac. 

Achille Laugé exprime cet " art de sensibilité émue " que relève son ami Bourdelle. Il travaille sur des séries, inlassablement, représentant la route qui mène à Cailhau, le village dans lequel il s'installe en 1895. Dans ces paysages rigoureusement construits, il s'attache à rendre les nuances de la lumière, le passage des saisons dans leurs plus infimes variations.


Avec la " roulotte-atelier " qu'il a conçue pour travailler sur le motif, l'artiste arpente les chemins et crée des compositions au style épuré desquelles se dégagent un doux sentiment de tranquillité, un sens de la composition très géométrique et un goût prononcé pour le vide. La technique stricte qui caractérise ses portraits des années 1896 à 1899 va de pair avec la délicatesse qui imprègne l'oeuvre de Laugé.
Vers 1905-1910, il assouplit sa touche, tout en continuant à utiliser une palette réduite aux couleurs pures. Les années 1920 et 1930 le voient passer les étés à Collioure, haut-lieu des coloristes du tournant de siècle.

Laugé meurt en 1944, sans avoir jamais cessé de travailler, cultivant la singularité de sa palette et la liberté de sa touche résolument vibrante.